1. 2018 – 2021

    Tour Chaleur plutôt que glace

    Après près d’une décennie dans l’Arctique – entre banquise, aurores boréales et tempêtes arctiques –, Harald et Silvia Paul ont choisi un cap entièrement nouveau : direction le sud. Depuis Drachten, en Frise, la « Gypsy Life » et le bateau de travail WRB9, en convoi remorqué, ont rejoint la Méditerranée par les voies navigables néerlandaises et belges, puis à travers la France.

    Le voyage s’est révélé un défi d’un genre tout particulier. Au lieu d’icebergs et de banquise, ce sont des écluses en panne, des basses eaux dans les canaux français et des températures de plus de 40 °C qui les attendaient. Le célèbre canal du Midi est devenu une véritable épreuve : faible profondeur, passages étroits et contraste entre l’idylle du canal historique et les problèmes quotidiens de la navigation professionnelle. En Méditerranée, le voyage s’est poursuivi vers la côte espagnole, avant que la pandémie de coronavirus de 2020 ne le bouleverse de fond en comble. Ce périple de trois ans vers le sud s’est achevé en voyage plein de rebondissements inattendus – la preuve que l’aventure ne se trouve pas seulement dans la glace.

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  2. 2013 – 2016

    Expédition Danube – Alaska

    Début mai 2013, à Kapfelberg (Ratisbonne), sur le Danube, le motorsailer d’expédition « Gypsy Life » larguera de nouveau ses amarres pour partir en expédition vers les pays des ours. La première étape doit nous mener par les canaux allemands jusqu’à la porte de la mer Baltique (Travemünde), puis vers le nord jusqu’en Norvège (Bergen) et, après un changement de cap vers l’ouest, en Islande, au Groenland et dans l’est du Canada. En faisant ensuite route vers le sud, nous gardons ouverte l’entrée du lac Supérieur (zone frontalière États-Unis/Canada) ou encore celle du Mississippi (golfe du Mexique). Un transport terrestre à travers les montagnes Rocheuses doit ensuite nous permettre de rejoindre l’ouest du Canada. À partir de là, l’aiguille du compas indiquera le nord jusqu’à ce que les coordonnées affichent notre destination, l’Alaska. Après quatre à cinq ans de voyage et plusieurs hivernages dans l’Arctique, nous tenterons, en fonction des glaces et de la météo, de regagner notre port d’attache sur le Danube en franchissant le passage du Nord-Ouest.
    Pour la première fois, et de façon absolument unique, une moto d’expédition spéciale sera utilisée au cours de cette expédition ; elle sera transportée à travers les mers sur les superstructures du bateau. Depuis les mouillages les plus reculés de l’Arctique, la moto servira à des reconnaissances, y compris pour photographier les étendues infinies de l’arrière-pays, la faune unique et les peuples autochtones. Le défi sportif extrême ne réside pas seulement dans la maîtrise d’un terrain extraordinairement difficile, mais bien davantage dans les conditions météorologiques arctiques qu’il faudra endurer. Des traversées partielles de certains pays sont en outre en projet, après des recherches sur place.
    Le but de notre expédition de plusieurs années est d’obtenir des données d’observation plus précises sur l’état de la nature dans l’Arctique et, si possible, de les documenter en photos. Il nous tient à cœur de sensibiliser la population à la nature par nos actions. Les amoureux de la nature rendent possible une protection de la nature immédiatement efficace, qui ne coûte rien à personne.

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  3. 2012

    Nature sauvage Saimaa/Carélie 2012

    La Gypsy Life et son équipage larguent les amarres et hissent la voile pour la nouvelle expédition et croisière d’essai de cette année, intitulée « Nature sauvage Saimaa/Carélie ». Depuis le port de Kapfelberg, sur le Danube, le voyage passe par les rivières et les canaux jusqu’à la porte de la mer Baltique, à Lübeck. De là, nous mettrons le cap sur l’est de la Suède pour rejoindre, en traversant le golfe de Botnie, les îles Åland, en Finlande. La suite du voyage longe la côte sud de la Finlande jusqu’à Vyborg, en Carélie (Russie). Par le canal de Saimaa, nous atteindrons le but de l’étape, Lappeenranta (région des lacs de Saimaa), en Finlande. À partir de là s’ouvre un paysage infini de lacs, d’une très belle nature, que nous voulons explorer. Ce voyage n’a pas pour seul but cette nature intacte, mais aussi une série d’essais de différents équipements concernant l’approvisionnement en énergie renouvelable d’un bateau habité en permanence (comparable à un foyer) et la sécurité de la petite navigation. L’interaction de l’éolienne, du photovoltaïque et du stockage de l’énergie produite doit assurer à l’avenir la consommation quotidienne d’électricité. Une voile supplémentaire optimisera la propulsion de la « Gypsy Life », afin de pouvoir naviguer de façon encore plus autonome dans les régions les plus reculées. Une installation spéciale de filtration d’eau permet d’embarquer toute sorte d’eau douce, aussi polluée soit-elle. Il n’est ainsi plus nécessaire d’emporter des bouteilles d’eau potable, difficiles à éliminer dans la nature sauvage. Toutes ces mesures doivent mener à une vie en harmonie avec la nature. L’objectif est de montrer, à la fin de cette expédition, dans quelle mesure il est réellement possible de réduire la consommation de combustibles fossiles grâce au nouvel équipement et à des mesures d’économie.

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    Paul Saima Carélie – Nature sauvage Saimaa/Carélie 2012
  4. 2009 – 2011

    Projet Aventure Canada 2009/2011

    Le départ est prévu de Hollande vers l’Écosse, puis par les Orcades, les Shetland, les îles Féroé et l’Islande jusqu’au Groenland oriental. Le contournement du redoutable cap Farvel (sud du Groenland), suivi de la remontée le long de la côte ouest du Groenland, est sans doute l’étape la plus difficile. De là, nous mettrons le cap sur l’île de Baffin (Canada). La côte est du Canada doit être, pendant un an et demi, la zone d’exploration du navire d’expédition « Gypsy Life » et de son équipage. Deux hivernages sont prévus dans ce paysage grandiose. Dans une nature presque intacte, nous voulons vivre en voisins du loup, de l’ours et du caribou.
    Nous rendrons visite aux villages des tribus amérindiennes vivant dans cette région (Cree, Kashechewan, Inuit, Innu, Micmac, Metis, Miawpukek) afin de découvrir leurs traditions et leurs stratégies de survie dans les rudes conditions naturelles qui y règnent. La côte est du Canada nous réserve certainement bien plus de surprises que nous ne pouvons l’imaginer aujourd’hui dans nos rêves les plus audacieux. Dans le journal de bord de ce site, nous rendrons compte régulièrement de l’avancement de notre expédition. Notre projet pourra ainsi être suivi dans le monde entier.

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    Logo Canada – Projet Aventure Canada 2009/2011
  5. 2008

    Expédition Glace 2008

    Expédition Glace 2008 est le titre d’une croisière hors du commun, cette année, en direction du Spitzberg. Hors du commun, parce que les quelque 7000 M – 12 964 km – doivent être parcourus en environ 9 mois avec un simple bateau à moteur de 12 m de long et 4 m de large.

    Le voyage commence le 20 mars 2008 à 9 h à Drachten, en Hollande, lieu de naissance du bateau (Smelne Yachts BV). De là, cap sur le Danemark, puis par le Skagerrak vers la Norvège, en remontant jusqu’au point de départ de Tromsø, pour y traverser la mer de Barents jusqu’au Spitzberg.
    Depuis le nord-ouest du Spitzberg, la suite du voyage est prévue, selon l’état des glaces, le long de la banquise jusqu’au Groenland. Nous longerons ensuite la côte du Groenland vers le sud jusqu’à l’Islande, puis passerons par les îles Féroé, les Shetland et les Orcades. Depuis l’Écosse, par la mer du Nord, l’expédition s’achèvera de nouveau en Hollande.

    L’objectif de l’expédition est de produire un compte rendu direct, concret et compréhensible par tous sur l’ampleur réelle du recul des glaces. Il s’agit de répondre à la question de savoir si la fonte des glaces est due à un cycle naturel ou aux influences environnementales actuelles. C’est pourquoi nous nous rendrons dans les stations de recherche et chez les peuples autochtones les plus reculés, afin que le compte rendu, associé aux propres constatations de Harald Paul, reflète la situation réelle.

    Cette entreprise aventureuse sera suivie en textes et en images par le magazine « Yachtvision » dans plusieurs numéros.

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  6. 2007

    Tour de Laponie 2007

    Le voyage commence le 31 mars 2007 au port de Saal a.d. Donau et s’achève vers le 20-25.10.2007 dans ce même port. L’itinéraire passe par les rivières et les canaux d’Allemagne, avec une entrée en mer Baltique à Travemünde. Puis direction le Danemark, par l’île d’« Anholt », jusqu’à « Göteborg », en Suède. Là, entrée dans le « canal Göta » jusqu’à « Mem ». Le long de la côte est de la Suède jusqu’à « Luleå », en Laponie suédoise. Retour par la côte ouest de la Finlande jusqu’à « Turku », puis par les îles Åland jusqu’à Stockholm. Ensuite, descente de la côte est de la Suède jusqu’à l’île danoise de « Bornholm ». L’île de Rügen, avec le port de « Sassnitz », sera le premier port allemand. Puis le long de la côte nord de l’Allemagne jusqu’à Travemünde, et enfin vers le sud jusqu’au Danube.

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  7. 2006

    Tour des îles Britanniques 2006

    En 2006, l’équipage de la Gypsy Life a largué les amarres pour faire le tour des îles Britanniques. Le plan de navigation en bref : départ de Drachten - direction la côte française - Normandie - Guernesey - Land’s End - le long de la côte ouest de l’Irlande (Atlantique) - Écosse - canal Calédonien - le long de la côte est de l’Angleterre - Drachten.

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  8. 2002

    Premier voyage au Svalbard, 2002

    En 2002, Harald et Silvia Paul se sont lancés dans leur première grande aventure : un voyage de cinq mois de Hambourg au Spitzberg – à bord d’un Nidelv 24, un bateau à cabine à arrière norvégien de sept mètres seulement. Ils avaient derrière eux trois années de préparation intensive. En mer Baltique, ils avaient testé le bateau sous toutes les coutures, lors de navigations de nuit et d’étapes journalières très longues, au début du printemps et à la fin de l’automne. Le bateau avait été spécialement transformé, renforcé et rendu apte à la haute mer pour l’occasion.

    Ce voyage fut avant tout une chose : une aventure dans un espace très restreint. Cinq mois à deux dans une petite cabine – une épreuve pour l’humain comme pour le matériel. Pouvait-on s’entendre aussi longtemps dans si peu d’espace ? Leur sens de la nature et leurs compétences de marins suffiraient-ils pour une telle entreprise ? Et était-il possible de naviguer avec le moins d’appareils électroniques possible – en se fiant entièrement à l’expérience et à l’instinct ? La réponse, c’est le voyage lui-même qui l’a donnée : il est devenu la pierre angulaire de toutes les expéditions suivantes.

Carte de l’expédition